Face à la Guerre
Photo : Pascal van de Vendel sur Unsplash
Si la Paix, selon le Signe, prend racine dans le cœur de l'homme avant de se traduire dans le monde, la Guerre en est le miroir inversé : elle révèle ce que l'homme n'a pas encore transformé en lui-même. Comprendre la Guerre, dans cette perspective, n'est pas seulement condamner un fléau extérieur ; c'est interroger les ressorts intimes qui poussent des hommes à se dresser les uns contre les autres.
L'expérience humaine de la guerre traverse les générations comme une empreinte transmise. On grandit en écoutant les récits des anciens conflits, on hérite malgré soi d'une mémoire faite de tranchées, d'occupations et de combats lointains, avant de connaître, parfois, sa propre guerre. Cette proximité avec l'horreur ne produit pas nécessairement le rejet : elle peut au contraire familiariser l'homme avec la violence, au point que la guerre finisse par s'inscrire dans sa culture comme un fait presque naturel. C'est précisément cette normalisation que le Signe invite à combattre, non par l'émotion seule, mais par une réflexion lucide sur ce qui, en l'homme, rend la violence possible.
Car la difficulté n'est pas de détester la guerre — cela, une conscience droite le fait spontanément — mais de comprendre pourquoi l'homme continue de s'y engager, parfois même avec une forme d'adhésion ou de fierté. La nature humaine, dans son état actuel, reste double, capable du meilleur comme du pire, et cette complexité interdit les jugements trop simples. Condamner le soldat comme un monstre, sans nuance, revient à fermer le dialogue avec celui qui pourrait encore être atteint par le Bien. Le Signe appelle à tenir un équilibre exigeant : refuser fermement le Mal que représente la guerre, sans pour autant renoncer à parler à ceux qui la font, qu'ils le veuillent ou non.
Cette lucidité s'oppose aussi à une forme d'aveuglement inverse, celle qui refuse de voir que la guerre a longtemps été vécue, célébrée et racontée par les hommes comme une œuvre, presque un art. Les sommes considérables que les nations consacrent à leurs armées, à leurs écoles militaires, à leurs arsenaux, témoignent d'une fascination qui dépasse la simple nécessité défensive. Nier cette dimension culturelle de la guerre empêcherait de comprendre pourquoi elle perdure malgré tous les discours de paix.
Face à un conflit qui se rejoue sous nos yeux, comme celui qui frappe aujourd'hui l'Ukraine, cette réflexion prend un tour plus concret encore. Le fracas des combats — explosions, coups de feu, cris de l'attaquant et du défenseur — réduit les populations à l'élémentaire : survivre, comme des bêtes gouvernées par l'instinct de conservation, quitte à devoir tuer pour ne pas être tué. Ailleurs, loin des zones de guerre, d'autres hommes se contentent tout autant de préoccupations matérielles — gagner sa vie, satisfaire ses besoins, se mettre à l'abri. Dans les deux cas, c'est la même part animale de l'homme qui prend le dessus. Ce que le Signe propose est d'un autre ordre : faire resurgir, du plus profond de l'homme, l'image et la ressemblance de son Créateur, et avec elles l'amour, la paix et la liberté de l'âme. Ce chemin est étroit et le sentiment d'étouffement qu'il procure, dans un monde encore façonné par la peur et la violence, est réel — mais il s'élargira, car c'est la seule issue qui ne reconduise pas indéfiniment la guerre.
C'est ici que rejoint la pensée sur la Paix : les mots eux-mêmes deviennent des armes lorsque des dirigeants qualifient un attentat ou un conflit d'« acte de guerre », reprenant, parfois presque mot pour mot, les éloquences martiales qui ont précédé d'autres engagements armés. Le langage de la guerre appelle la guerre ; il faudrait apprendre à s'en déprendre pour que la paix ait une chance.
Ainsi, tant que l'homme n'aura pas changé son propre rapport à la violence, à la peur et à la fierté guerrière, la paix véritable restera hors de portée. La Guerre, comme la Paix, ne se joue pas d'abord sur les champs de bataille ou dans les traités : elle se joue dans la conscience de chacun, là où se décide, jour après jour, si le Bien ou le Mal prendra le dessus.
Article inspiré de ce que Michel Potay, témoin du Signe, a publié sur son blog — notamment « Sur la nécessité de faire resurgir l'amour, la paix, la liberté de l'âme », le vrai.
Ce texte fait suite à « La Paix selon le Signe ou la Révélation d'Arès ».
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Paix
La Paix selon le Signe ou la Révélation d’Arès
Selon le Signe ou la Révélation d’Arès, la paix et le changement sont deux problèmes conjoints. Il ne peut y avoir de monde changé sans homme changé, car le désordre du monde prend aussi sa source dans l’homme lui-même.
La paix n’est donc pas seulement une situation extérieure, ni une organisation humaine destinée à éviter les conflits. Elle commence dans le cœur de l’homme, là où se mène le combat essentiel de la pénitence.
L’homme naît soumis à des déterminismes, à des habitudes, à des peurs et à des tendances qui peuvent l’éloigner du Bien. Devenir pénitent, c’est engager une transformation volontaire de soi pour retrouver la liberté véritable. Cette transformation demande un effort constant : aimer, pardonner, se libérer des préjugés, développer l’intelligence spirituelle et résister à ce qui en soi s’oppose à la Vie.
La paix véritable n’est donc pas une simple tranquillité intérieure. Elle est le fruit d’un combat permanent contre le mal en soi. L’homme doit apprendre à ne plus être gouverné par ses impulsions, ses rancunes ou ses violences, afin que la puissance du Bien puisse grandir en lui.
Cette paix ne peut pas être créée uniquement par les lois, les pouvoirs ou les systèmes humains. Ceux-ci peuvent organiser la société, mais ils ne transforment pas l’homme. Une paix imposée extérieurement peut cacher des divisions, des frustrations et des révoltes silencieuses.
Le Créateur ne demande pas à l’homme de construire une humanité uniforme. Il lui donne au contraire la capacité créatrice d’imaginer et de réaliser un monde de bonheur, d’amour, de liberté et de diversité. L’homme devient ainsi co-créateur de son devenir spirituel et social.
La Paix véritable sera celle d’une humanité composée d’hommes qui auront choisi librement de changer leur vie. Elle ne sera pas le résultat d’une contrainte extérieure, mais l’aboutissement d’une transformation intérieure où le Bien aura pris la première place.
La paix commence donc en chacun de nous. Elle est l’œuvre quotidienne de l’homme qui retrouve l’image et la ressemblance du Créateur et qui participe librement à la construction d’un monde nouveau.
Les pénitents peuvent être de toutes origines, de toutes cultures, de toutes époques et de toutes croyances. Ce qui les unit n’est pas une identité extérieure, mais une pratique commune : aimer, pardonner, faire la paix, réfléchir avec l’intelligence du cœur et se libérer de tous préjugés.
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José Ogab – Artiste, Auteur et Compositeur
Vous l’avez peut-être déjà croisé sur les plateformes de streaming ou dans les librairies en ligne, où José Ogab développe une œuvre singulière entre littérature et musique. Issu d’une famille d’artistes et profondément autodidacte, il explore plusieurs disciplines avec une sensibilité rare : l’écriture, la composition musicale et la réalisation. Son travail voyage désormais à travers les réseaux, les éditeurs et les plateformes numériques.
Un parcours riche et pluridisciplinaire
Derrière cette œuvre éclectique se cache un créateur complet, nourri par une quête personnelle intense. José Ogab est l’auteur de deux romans publiés :
Le vert et le blanc (éditions Le Lys Bleu), qui explore l’amitié franco-allemande et la liberté spirituelle à travers le prisme du mouvement des Pèlerins d’Arès dans les années 1990.
La Chaconne (éditions L’Harmattan), un roman existentiel et introspectif centré sur une quête spirituelle et un premier amour.
En parallèle, il compose des œuvres instrumentales d’inspiration classique, avec des albums comme Oratorio (2020), Aurore (2018) ou encore Le temps qui vient (2020). Ses titres notables, tels que Chemins d’Arès (nocturne n°3) ou Valse n°1, témoignent d’une écriture musicale délicate et méditative.
Ses thèmes de prédilection
C’est fort de ce bagage artistique unique que José Ogab se distingue dans le paysage culturel contemporain. Il pose un regard sensible et introspectif sur notre époque à travers plusieurs axes majeurs :
La quête spirituelle et la liberté intérieure : Profondément ancré dans une recherche de sens, il explore le rapport entre foi et liberté individuelle, loin des dogmes et des institutions rigides.
L’amitié et la réconciliation entre les peuples : À travers Le vert et le blanc, il évoque la rencontre entre deux cultures, l’amitié franco-allemande, et la possibilité d’une paix sincère.
L’introspection et les convictions intimes : Dans La Chaconne, il invite le lecteur à un voyage intérieur, entre premier amour et questionnements existentiels.
« La création, qu’elle soit littéraire ou musicale, est une porte ouverte sur l’intime et l’universel, un chemin vers la liberté de l’esprit. »
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du Ciel à la terre ou de la terre au Ciel ?
Autrement dit, croire ou faire ?
Beaucoup de personnes assimilent les pèlerins d’Arès à une religion. Elles se basent principalement sur la terminologie utilisée, quoique variable selon les individus. Ça évoque : Dieu, foi, prière, culte, rite, pénitence, etc. alors forcément, c’est de la religion. Et si elle n’est pas classable, alors c’est une secte, à tout le moins, quelque chose de pas clair.
Et si ce premier point n’est pas concluant, elles considèrent sinon qu’établir un lien entre terre et Ciel (c’est une image, pour faire court) relève de la perspective religieuse.
Certes, les pèlerins d’Arès n’ont pas encore complètement fini de s’extirper de la religion. Non celle des pratiques formelles, même si certains peuvent encore se rendre à l’église, au temple, à la mosquée, à la synagogue en diverses occasions, principalement par fraternité avec leurs semblables des divers héritages spirituels de notre monde.
La religion dont il s’agit de s’extirper, c’est plus précisément l’esprit de religion, à savoir un ensemble d’attitudes et de modes de pensée hérité des siècles que l’Appel du Signe invite à dépasser.
Le premier à y avoir été invité fut bien entendu le premier témoin du Signe, un religieux par excellence puisqu’il était diacre orthodoxe à l’époque des manifestations de Jésus.
Mais tous ceux qui lui ont emboîté le pas depuis sont aussi concernés.
Dresser les différences notoires entre la religion et la vie spirituelle (ou la pénitence, ou l’édification de son âme, inextricablement liées à la Moisson de ce monde) amènerait à une longue liste.
Mais pour dissiper le flou, on peut commencer par une image simple, précisément là où est la confusion est la plus forte. Il s’agit d’indiquer la direction du lien entre la terre et le Ciel.
La religion considère le lien dans le sens terre vers Ciel. En gros, l’aspiration et la finalité ultimes de l’homme (ou plus précisément du fidèle) réside dans un au-delà qui n’a plus rien à voir avec la vie terrestre, en échange de la fidélité à des pratiques, credos, rituels, sacrements, etc. qui n’engagent que peu ou pas du tout à la pénitence au sens où l’entend le Signe, condition sine qua non pour changer le monde.
Inutile de préciser qu’aucune religion ne considère que l’homme peut librement retrouver son image et ressemblance, encore moins que le monde peut changer, autrement que dans les limites du système avec lequel toutes sont peu ou prou associées.
Les pèlerins d’Arès considèrent le rapport inverse : c’est le Ciel qu’il faut ramener sur terre, autrement dit, que l’homme retrouve sa vocation initiale d’image et ressemblance, une humanité Une à l’image de la Création, l’individu Un, et non éclaté par des forces et aspirations qui sont autant de valeurs desquelles ne sort pas le bonheur.
L’eschatologie du Signe est précisément le bonheur au sein du joyau de la Création — et même au-delà —, la planète donnée en Héritage, et plus encore, les dons divins confiés à l’homme, à nouveau en symbiose avec le Grand Tout. Un bonheur très différent de celui qui prévaut aujourd’hui (quand il existe), principalement axé sur le productivisme et l’accumulation dont les limites semblent de plus en plus évidentes.
Pourquoi un tel renversement du sens du rapport au cours des âges ?
Vraisemblablement parce que la religion et ses fidèles (à quelques exceptions près) ont peu à peu renoncé à remonter le courant du temps en quelque sorte, à aller à l’envers du flot d’une société que l’humanité s’était construite, cheminement forcément long et difficile, et qu’il était plus facile et plus rentable dans l’immédiat de se ranger du côté de l’ordre établi, et rapidement, d’en profiter. Ce fut à chaque fois la mort du prophétisme, ou de la dynamique civilisatrice.
Même si le parallèle peut paraître surprenant, c’est toute la différence entre croire et faire. Le frère Michel écrivait dans l’édition 2009 de la Révélation d’Arès : « Dans cette révélation, faire a remplacé croire ».
Se pensant impuissants face aux maux qui rongent l’humanité depuis des siècles, les hommes ont dans leur immense majorité délégué la gestion de leur sort tant matériel que spirituel aux professionnels de la religion et de la politique, sa fille profane.
Ils ont établi avec le Ciel un mode de relation duquel presque toute forme de participation active est exclue, comme si tout ce que pouvaient faire les êtres humains ne dépassait pas le stade de motions de pensée.
Ou alors, par des constructions intellectuelles aussi sophistiquées qu’impérieuses, mais aussi pertinentes qu’un navire construit en plein milieu du désert, ils ont cru s’élever vers un idéal qui ne cessait de leur fuir dans la réalité du moment.
Au risque du néologisme, les pèlerins d’Arès sont donc bien moins des « croyants » que des « faisants », dans le sens du Bien, cela va sans dire, et ils appellent tous leurs semblables à se reconsidérer ainsi.
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Des Petites Unités Confédérées et Souveraines
Des Petites Unités Confédérées et Souveraines
Le but de la vie sur terre est le bonheur, sur cela tout le monde s’accorde. Pour améliorer leur sort, les humains ont développé, les sciences, les techniques, la médecine, l’art, la philosophie, la spiritualité, etc. Mais les grandes nations ou grandes puissances comme on les appelle aujourd'hui, dans lesquelles les humains vivent en masse, sont-elles adaptées pour répondre aux besoins de l'humanité ?
A regarder le monde aujourd’hui on peut légitimement en douter. C’est pourquoi nous proposons de réduire la taille des nations, afin que les humains puissent s’y épanouir ; en commençant déjà par la France puisque c’est dans ce pays que nous vivons.
Fractionner la France en de petites régions souveraines, autogérées et unies dans une confédération française en s’inspirant notamment de l’exemple de la Suisse
Fractionner la France en de petites régions souveraines, ce ne serait pas démembrer la France mais permettre à chacune de ces « micro-nations » souveraines de gérer leur vie locale spécifique et ainsi redonner un sens au mot démocratie qui on le voit bien, est impossible à instaurer dans une grande nation.
La confédération – libre et volontaire – de ces petits états souverains permettrait de réaliser des projets communs plus coûteux comme par exemple, des autoroutes, des hôpitaux, des grandes écoles, etc., qu’un petit état à lui seul ne pourrait assumer.
Ce projet de Petites Unités Confédérées et Souveraines (PUCS) rencontre un intérêt chez certaines personnes mais nécessite des explications. Par exemple il est souvent utile de préciser que l’idée n’est pas de créer de nouvelles frontières, ni un retour au féodalisme, mais de redonner aux citoyens la gestion de leur vie sociale et économique et ne plus les soumettre à une politique de masse souvent inadaptée aux réalités locales et réduisant de plus en plus leur liberté.
Ce projet est-il faisable en France nous demandent certains ?
Nous pouvons leur faire observer que nos voisins suisses offrent un exemple inspirant de nation moderne qui fonctionne très bien en confédération de cantons souverains.
Nous sommes conscients que nous n’allons pas pouvoir réaliser ce projet du jour au lendemain. Ici nous en jetons les bases et invitons chacun à y contribuer par sa réflexion.
La Suisse n’est pas un modèle abouti et indépassable de petites unités confédérées, dont il suffirait d’imiter la constitution. La vie cantonale suisse n’incarne pas l’idéal de Bien et de bonheur visé par les PUCS. Notamment, les cantonaux suisses subissent le système politicien et légaliste, même si c’est à un degré moindre que la plupart des autres pays de la planète. Pour autant, et malgré ses limites, la Confédération suisse nous indique une perspective transitoire réaliste vers des petites unités sociales diversifiées et librement associées.
Les cantons suisses, sont nés du refus de soumission à un pouvoir centralisateur imposant une loi unique et de la volonté de vivre en petites sociétés humaines décidant chacune de son mode de vie. Ils sont divers, tant par leur taille (certains des 26 cantons sont très petits comme Uri) que par leur culture ou leur droit local. Le mode de fonctionnement de la Suisse démontre qu’une mosaïque de petits états peut conjuguer solidarité et souveraineté avec un certain équilibre.
Au-delà des modalités pratiques historiquement choisies par les Suisses pour faire fonctionner leur confédération, modalités toujours questionnables et évolutives, nous considérons que l’esprit de liberté et d’indépendance des Suisses rejoint l’esprit et la dynamique des PUCS . C’est pourquoi l’exemple de cette confédération voisine de la France a particulièrement retenu notre attention.
« Tout le bonheur des hommes est dans de petites vallées.
Bien petites, il faut que d'un bord à l'autre on puisse s'appeler. » (Jean Giono)
#ChangementSociétal #ChangementDeMonde #ÉcologieHumaine #FoiLibre #InternetLibre #MondeEnTransition #Spiritualité #Transformation
EURO NUMÉRIQUE : UNE ARME FATALE CONTRE LES PEUPLES EUROPÉENS ?
Cet article rebondit sur une publication de LSDJ Synthèse n°2730, Publiée le 28/08/2026 : "EURO NUMÉRIQUE, ÉTAT DES LIEUX D'UN FUTUR QUI S'ÉCRIT TOUJOURS SANS DÉBAT »
Un changement majeur est en train de s’opérer en catimini pour les Européens avec l’arrivée de l’euro numérique dont le projet a été adopté par le Parlement européen le 9 juillet 2026. Bien qu’il reste encore des modalités à définir, la phase pratique est en préparation depuis 2023 comme si les choses avaient déjà été décidées. Elle devrait être lancée en 2029. Le tout évidemment sans consultation des populations concernées ni médiatisation sérieuse, donc sans réflexion sur les risques, les avantages et les inconvénients.
Derrière cet euro numérique il y a, avec la tokenisation des actifs, la volonté de mobiliser pour l’économie européenne les quelques 10 000 milliards d’euros qui « dorment » en épargne (voir le dernier discours de Von der Layen) mais bien plus encore, en associant l’euro numérique à l’identité numérique, d’exercer un contrôle renforcé sur la vie des 400 000 000 d’Européens jusque dans leur intimité. Ainsi les « autorités » pourront-elles suspendre les comptes sur simple décision administrative de ceux qui contestent ses décisions ou rechignent à y obéir, les exposant à une mort civile, qui peut devenir une mort tout court, comme elle l’a déjà fait au mépris de toute liberté d’expression pour certaines personnalités dont les analyses gênent la propagande officielle, comme Jacques Baud, Xavier Moreau et d’autres.
Le fait même qu’il n’y ait aucune consultation populaire est parlant. Les choses avancent dans le secret comme « le rat qui rôde le mur » (Le Signe xix/8). L’élite politique agit de la même façon qu’une élite religieuse, en tant que prêtresse de la religion matérialiste et rationaliste universelle de notre temps. Elle se comporte comme si elle disposait de l’unique vérité alors qu’en réalité, elle est totalement à côté du Fond humain, négligeant la meilleure Part de l’homme : sa dimension spirituelle. Les seules perspectives un tant soit peu idéales, on pourrait dire les utopies de cette élite sont celles d’un gouvernement mondialiste et d'une « augmentation » matérielle, donc technique, de l’humain par prothèses qui ne peut aboutir en fait qu’à une scabreuse diminution. Il faut relire Frankenstein de la petite Mary Shelley. C’est tout de même absurde quand on sait que l’humain possède en lui tout ce qui pourrait le régénérer jusqu’à se refaire Dieu comme Jésus l’a fait.
Cette « élite » se méfie du peuple parce qu’elle sait que le peuple garde au fond de lui un bon sens, une capacité naturelle à se solidariser et à s’entraider, bref une part de bonté naturelle et spontanée, un reste d’amour universel, comme on l’a vu lors des incendies en Gironde et quantité d’autres malheurs qui touchent les humains dans leur chair. Ce pourquoi la fausse élite actuelle, émule du système d’Adam agonisant, crispée sur son misérable trône, aimerait bien se débarrasser du peuple, trop encombrant, le remplacer par des robots grâce à l’IA par exemple, ou, à tout le moins, le museler définitivement. Opération impossible en vérité et même aberrante puisqu’elle scierait l’hôte (le peuple) dont elle est le parasite, mais à laquelle elle s’accroche petitement faute d’horizons libres, aérés et créatifs que l’amour évangélique seul peut ouvrir. « Coupé le cou (du roi par) le fouet (dont il) coupe le(s) cou(s) » (Le Signe xxix/3)
Ce bien gisant dans l’homme du peuple, dispersé, sporadique, définit un modèle d’humanité pour le moment inactivé, une « faille » (Le Signe xxxvi/1) où Le Père peut entrer Sa Main si le « petit reste », aidé du « reste » poursuit sa mission de re-spiritualisation, de réinstallation de l’amour.
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Euro numérique, état des lieux d'un futur qui s'écrit toujours sans débat
Le 2 décembre 2025, nous publiions un premier état des lieux. Nous y écrivions que l'euro numérique entrait dans une phase décisive et que ce bouleversement pour 450 millions d'Européens se déroulait hors du débat public.https://www.laselectiondujour.com/
Comprendre le numérique d'aujourd'hui
Internet est devenu un outil indispensable de notre quotidien. Nous communiquons, recherchons des informations, partageons des documents, travaillons et entretenons nos relations grâce au numérique.
Pourtant, son fonctionnement, la protection de nos données, les grandes plateformes ou encore les logiciels libres restent souvent mal connus.
Ces repères ont pour objectif de proposer une information simple, accessible et illustrée afin de mieux comprendre les principaux enjeux du numérique.
Comprendre la collecte de données, le profilage publicitaire, les métadonnées, la modération automatisée, Chat Control, l'intelligence artificielle et les logiciels libres. ?
À travers un exemple concret, comprendre comment un message ou un document circule en sécurité sur Le Fil.
Le Fil est construit sur des outils libres et auto-hébergés. Se tenir debout numériquement, c'est vivre la liberté spirituelle que nous cherchons. Nous visons l'autonomie numérique comme l'autonomie spirituelle.
C'est une direction claire : plus de souveraineté sur nos données et nos pensées.
Chaque jour, nos messages, nos recherches, nos photos et nos déplacements laissent une trace. La plupart du temps, cette trace est invisible : on ne voit ni qui la collecte, ni ce qu'elle devient.
Ce dossier explique simplement comment fonctionne cette collecte, ce qu'elle révèle réellement, et quelles alternatives existent pour reprendre la main sur ses propres outils numériques.
Comprendre
La surveillance numérique, en bref
Le terme « surveillance numérique » recouvre en réalité plusieurs mécanismes bien distincts, qu'il faut éviter de confondre :
La collecte de données : ce qu'une plateforme enregistre sur vous (localisation, appareil, historique).
Le profilage publicitaire : croiser ces données pour vous cibler avec des publicités.
Les métadonnées : qui vous contactez, quand, à quelle fréquence — sans lire le contenu.
La modération automatisée : des algorithmes qui scannent des contenus pour détecter des infractions (voir plus bas les faux positifs).
La surveillance au sens strict : un État ou une organisation qui cible spécifiquement une personne ou un groupe.
Ces mécanismes n'ont ni les mêmes acteurs, ni les mêmes conséquences, ni le même cadre légal — mais ils partagent un point commun : ils reposent tous sur la collecte et l'analyse de données personnelles, souvent sans que les personnes concernées en mesurent précisément l'étendue.
Les métadonnées : ce que révèlent vos messages, même sans les lire
Les faux positifs : quand un algorithme se trompe
Ce qu'ils savent de vous
Réseaux sociaux et messageries : que font-ils de vos données ?
GoogleFacebook / MetaMessengerWhatsApp
Google a historiquement analysé le contenu de Gmail à des fins publicitaires. Cette pratique a été abandonnée en 2017 : aujourd'hui, Google indique ne pas utiliser le contenu des messages Gmail pour sélectionner les publicités, même si d'autres données liées à l'activité du compte (recherches, YouTube...) peuvent servir à leur personnalisation.
Le modèle économique de Meta (Facebook, Messenger, Instagram, WhatsApp) repose sur l'exploitation des données comportementales pour vendre de la publicité ciblée, comme l'expose sa propre politique de confidentialité.
WhatsApp chiffre les messages personnels de bout en bout. Certaines fonctions d'IA peuvent, à la demande de l'utilisateur, transmettre les éléments nécessaires à un environnement de traitement spécifique (« Private Processing », 2025) ; Meta affirme avoir conçu ce système pour que ni Meta ni WhatsApp ne puissent accéder au contenu traité. Les métadonnées (qui parle à qui, quand) restent, elles, visibles par Meta dans tous les cas.
Actualité européenne
Chat Control : où en est-on ?
« Chat Control » est le nom donné par ses opposants à un ensemble de textes européens visant à détecter les contenus d'abus sexuels sur mineurs dans les communications numériques.
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Claude René Miniere
Vous l'avez peut-être déjà repéré sur Facebook, où Claude intervient régulièrement sous forme de petites réflexions éditoriales. Vous trouverez aussi ses échanges dans l'Agora du Fil, où ses analyses voyagent désormais sur le Fediverse via Friendica. Aujourd'hui, un petit coup de projecteur sur Claude René Minière.
Un parcours riche : ingénieur agronome de formation (ENSAIA), également metteur en scène de théâtre, comédien, écrivain, formateur et conférencier, Claude René Minière a touché à de nombreux domaines de la vie culturelle et sociale.
Aujourd'hui à la retraite, il met tout son vécu et son savoir au service de la diffusion des idées du Signe et de la Révélation d'Arès, ainsi que de l'enseignement de Michel Potay, qui a reçu cette Révélation.
Ce qui l'anime : un regard affûté et sans concession, nourri par des influences telles que Steiner, Guénon, Stirner, Marx, Nietzsche, Hugo ou Balzac, sur les dérives du pouvoir, le matérialisme ambiant et la nécessité de reconstruire un lien fraternel et authentique entre les hommes.
Le discernement face aux enjeux contemporains : qu'il salue la mémoire de grands penseurs ou qu'il questionne nos choix écologiques et énergétiques actuels, Claude invite toujours ses lecteurs à la lucidité, à la rigueur et à l'indépendance d'esprit.
« L'unique porte de sortie de l'humanité, c'est le retour de la vie spirituelle individuelle libre... prolongée d'une reconnaissance fraternelle mutuelle sur la base d'une même façon d'être Humain : aimer, pardonner, répandre la paix, penser sans préjugés avec l'intelligence du cœur et recommencer le monde sur cette base. »
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Bienvenue aux Amis du Signe et de la Révélation d’Arès.
Ce groupe est un fil, un pont, un espace de rencontre vivant, dans l’esprit de la Révélation d’Arès et de l’enseignement de Michel Potay. Tous les hommes et toutes les femmes de bien sont invités à participer à cette dynamique, croyants ou non, unis par une même espérance.
Le Signe est un appel intérieur qui rappelle à chacun que l’amour fraternel, la paix, le pardon et la libération des peurs et des préjugés existent déjà en nous. Le véritable changement de société ne viendra pas uniquement des systèmes, mais de l’effort quotidien de chaque être humain pour réveiller cette part d’amour et de responsabilité qu’il porte en lui.
Ce n’est pas ce que tu crois qui te sauve, mais l’amour que tu donnes.
Dans un monde où les lois, les technologies et les dispositifs de contrôle se multiplient — comme le montrent certains articles récents sur la surveillance des déplacements — il devient essentiel de réfléchir à ce qui fonde réellement l’humain : la conscience, la confiance et la capacité d’aimer.
Les géants du web exercent aujourd’hui une influence majeure, à la fois technique, économique, culturelle et politique.
Cette domination soulève plusieurs enjeux importants pour nos libertés :
capitalisme de surveillance
dérives démocratiques
uniformisation des visions du monde
centralisation des données et de l’attention
C’est dans ce contexte que la création d’espaces indépendants prend son sens.
Je vous invite à venir découvrir l’Agora du Fil et à échanger autour de ces questions :
social.le-fil.net/
Peu à peu, certains de ces contenus seront publiés à la fois sur Facebook et sur l’Agora du Fil. Mais progressivement, je vous invite, si vous êtes réellement intéressés par ces échanges, à rejoindre l’Agora du Fil sur un réseau fédéré : un espace plus calme, plus libre, loin du bruit, des métadonnées massives et des logiques d’exploitation des grandes plateformes.
Même si nous ne sommes que cinq au départ, l’essentiel est de pouvoir échanger autrement.
Pardon
Selon le Signe ou la Révélation d’Arès, le pardon n’est ni une clémence contingente, ni une posture morale, ni un sentiment. Il relève directement de la Vie — le Signe ou la Révélation d’Arès n'apporte pas une morale, mais la Vie — et déteint de l’Amour du Père pour l’homme. Étant propriétés de l’image et ressemblance, le pardon et la bonté sont des actes forts et sages.
L'exécration et la vengeance dégradent l’homme ; l’histoire le prouve, elles ne résolvent aucun problème humain et engendrent les mêmes malheurs que la domination et la spoliation. Le pardon du frère à quiconque lui fait du tort n'est pas une simple excuse : c'est une sagesse qui doit devenir immanente. Cette sagesse rejette l’aversion et la rancune comme inutiles, surtout dans la phase débutante et systématique de la pénitence, quand le pardon n’est pas encore naturel.
Ce qui est spécifique au Signe ou la Révélation d’Arès, c’est que le pardon n’est pas un acte religieux visant à obtenir une absolution extérieure, mais un acte de co-création. Le Créateur nous demande de devenir nous-mêmes les signes vivants de cette Vie. Pardonner, c’est refuser de réduire l’offenseur à son acte. C’est dissocier la personne du « mal qui l’habite » pour lui laisser l’espace nécessaire à sa réhabilitation. Ce n’est pas nier la faute, mais briser le déterminisme du passé. Le pardon est ainsi l'outil par lequel le pénitent déclare que le futur de l'autre n'est pas scellé par son erreur.
Il faut certes se protéger d’offenseurs obstinés ou très dangereux, mais cette protection ne doit jamais être inspirée par des sentiments contraires à l’amour, à la paix ou à la mesure. Le pardon seul peut libérer le pardonneur et le pardonné pour ne plus faire qu'une seule humanité. En rompant avec le cycle de la vengeance sans fin (Rév d'Arès 27/9), le pardon devient le pilier fondamental de la pénitence, unique voie vers le salut planétaire (28/7).
Ce pardon est existentiel : il est l'engagement actif du pénitent, de l'homme qui aime sur la voie de la bonté et de la pratique du bien, conscient et refusant que la misère d'une société de mal et de divisions n'ait le dernier mot. En pardonnant, loin du sentiment et du calcul, il active en lui une force enfouie et transforme la trame même de l’Univers en activant la Puissance qui accompagne nos efforts de bonté. Pratiquer le pardon, c’est marcher sur les Pas du Créateur, de la Vie et du Père pour faire du monde un espace enfin heureux, où le bien aura définitivement pris sa place et battu le péché.
Selon le Signe ou la Révélation d’Arès, ce pardon ne dépend d'aucune autorité humaine ni d'aucune loi ; il est la manifestation directe de l'Amour du Père en l'homme. En refusant de réduire l'offenseur à son acte, le pénitent ne fait pas qu'une œuvre de charité : il brise le cycle de la vengeance sans fin. Il choisit la sagesse immanente, rejetant l'aversion comme inutile, pour libérer tout à la fois le pardonneur et le pardonné.
C’est cette pratique active, indissociable de la pénitence, qui permet de passer de la vie terrestre — souvent perçue comme une épreuve par le péché — à la Vie supérieure. Par ce pardon, l'homme devient un créateur sur les sentiers rocailleux du monde, transformant sa propre existence en un levier pour le salut planétaire.
En se manifestant à Arès, le Créateur nous montre que le pardon est la clé de voûte de cette dynamique : il nous demande de devenir nous-mêmes les signes vivants qu’une humanité heureuse est possible. C’est dans cet engagement total, cette pratique active de la vertu, que réside la véritable clé du salut, tant individuel que collectif, affirmant que l'homme est bien l'image et la ressemblance du Père capable de changer sa destinée.
Les pénitents peuvent être de toutes origines, de toutes cultures, de toutes époques et de toutes croyances. Ce qui les unit n’est pas une identité extérieure, mais une pratique commune: aimer, pardonner, faire la paix, réfléchir avec l’intelligence du cœur et se libérer de tous préjugés.
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Romain Rolland ou l'apôtre de la paix
Ces hommes échappent à la religion, à la politique, aux cultures, et plus largement à toutes les constructions mentales (l’échaffaudage et son vaisseau sur le sol sec de la Veillée 18) qui prétendent sublimer l’homme par le simple fait d’y adhérer, et entraînent souvent un orgueil qui affaiblit d’autant l’être.
Romain Rolland (1866 – 1944) est de ces apôtres du Bien. Ne serait-ce que parce que l’auteur de «Jean-Christophe» est aussi celui de «Au-dessus de la Mêlée», le manifeste pacifiste par excellence écrit entre 1914 et 1915.
Un manifeste n’est jamais que le support d’un apostolat qui ressort du prophétisme de l’humain. Il arrive parfois qu’il rejoigne ou accompagne le prophétisme de la laine (XLII/13) que le Créateur file sans nœuds (XLII/13) pour rappeler l’humanité à son Dessein.
«Au-dessus de la Mêlée» est instructif à au moins deux titres, utile à tout pèlerin d’Arès qui porte la Parole du Père à un monde lui aussi en guerre, même si elle n’est plus en France.
En premier lieu, le porteur de paix, mais bien sûr aussi d’amour, de liberté absolue — celle qui ouvre les portes du retour à l’image et ressemblance —, etc. bref, le pénitent messager doit s’attendre à de l’adversité, et non des moindres.
Le manifeste de Romain Rolland recueillera principalement l’opprobre, non seulement de tous les bellicistes, mais aussi de tous les tièdes, les timides, les faibles, les indifférents, qui finissent par se ranger dans le camp de ceux qui vocifèrent le plus fort et excitent à la haine. Il y aurait beaucoup à dire sur le phénomène, entre autre lié aux nationalismes à l’œuvre à l’époque, mais aussi à la massification et à l’industrialisation de la guerre prise en mains par la politique.
En second lieu, parmi les voix bellicistes, ou celles qui ne s’érigent pas directement contre le conflit, on trouve de nombreux intellectuels, universitaires, écrivains, philosophes, etc. et pas des moins prestigieux, des deux côtés.
Pour qui a bien compris l’un des enseignements fondamentaux du Signe, l’évidence saute aux yeux. L’esprit avec un "e" minuscule (Le Signe — nombreuses références) — on dirait aujourd’hui l’intellect — est impuissant face au déchaînement du mal, tant pour le prévenir que pour le guérir. Il faut une force plus puissante. Il faut une âme (Le Signe — nombreuses références), produit de la pénitence, cette âme que précisément il est si difficile de faire naître dans les grandes masses. Et à l’époque, l’Allemagne nouvellement créée comme la France en sont précisément.
Des âmes, et plus encore la polone (XXXIX/12-13) dans laquelle elles se fondent, peuvent résister aux entreprises de massacres comme aux entreprises qui font insensiblement glisser les individus vers des aberrations sournoises tout aussi dangereuses à terme.
Notamment, les âmes recherchent la mesure (notamment 7/6 et nombreuses autres références) des choses, notamment par l’examen en toute responsabilité des conséquences de ses actes, et donc la possibilité de se prévenir de maux à venir.
On comprend mieux l’urgence de faire naître et de développer des âmes en gestation dans un monde où les risques d’embrasement général comme ceux du siècle passé sont loin d’être écartés.
Romain Rolland, et d’autres avec lui, Stefan Zweig par exemple, avaient compris plus ou moins intuitivement que le façonnage de l’Europe des masses, la ruée décuplée vers le productivisme et l’accumulation allaient ouvrir la voie à un nouvel enrégimentement et ensuite, au laminage des individus. Bref, à une nouvelle phase du marasme spirituel.
Et même s’ils ne le formulaient pas ouvertement (y pensaient-ils en leur for intérieur?), ils laissaient entrevoir que l’humanité ne pourrait s’en sortir sans qu’une puissante Lumière (12/4) ne revienne éclairer ses sentiers (Le Signe — nombreuses références) d’ascension, tant étaient profonds la ténèbre, le désarroi et la confusion dans lesquels était tombée une bonne partie du monde.
Cette Lumière, c’est le Signe, non seulement la Révélation d’Arès, mais aussi la parole de Mikal.
Que les pèlerins continuent d’en porter le Souffle hardiment, et entre autres conséquences heureuses, les os de toutes ces voix bienfaitrices de l’humanité seront consolés (28/15). C’est bien la moindre des choses.
Réflexion sur les PUCS (petites unités souveraines confédérées) - I
Ce billet est le premier d'une série de contributions sur le Fil pour développer le sujet des petites unités souveraines confédérées, telles que présentées par Michel Potay dans les années 2010 et suivantes.
Cette initiative est marseillaise, soutenue par les ouvriers de la Moisson en Provence.
Initialement, il s'agissait de constituer un fond documentaire (en gros, ce que l'on nomme une bibliographie raisonnée), qui réponde en partie au souhait du frère Michel de ne cesser de penser à la recomposition des grandes masses en petites unités humaines (réponse à un commentaire de son blog en janvier 2022).
Une soixantaine d'ouvrages plus tard, cette question des petites unités dans la littérature historique, politique, sociale, etc. ou dans les préoccupations générales de divers penseurs, écrivains, observateurs, etc. fait un peu penser à une promenade dans un paysage si familier qu'on croit découvrir des choses qui ont en réalité toujours été là.
Car que ce soit chez les grands noms, de Fernand Braudel à Jules Isaac en passant par le courant des nouveaux historiens, on trouve régulièrement des mentions de petites unités, que ce soit une cité-état, une île indépendante ou autonome (et souvent oubliée), une mini-république, une confédération en Europe, sans parler des structures sociales dans les sociétés hors d'Europe.
Pourtant, on sent que dans pratiquement tous ces ouvrages, les auteurs semblent considérer que la tendance naturelle de l'humanité est de constituer des grands ensembles, des grandes masses, du principe de validité desquelles il n'est pas débattu, si ce n'est pour la forme et l'organisation qu'elles doivent prendre.
Peu d'entre ces auteurs se sont penchés sur le rapport entre grandes masses humaines et calamités historiques diverses, moins encore sur les répercussions chez l'individu, vraisemblablement parce que pratiquement aucun n'envisage l'homme sous sa dimension spirituelle première.
Bien évidemment, il existe l'exception de tous les auteurs qui se sont interrogés à l'inverse et de façon positive sur la nécessité et la viabilité de petites unités, de Leopold Kohr à Murray Bookshin, et de leurs dérivés, comme dans le monde de l'entreprise avec Ernst Friedrich Schumacher.
Ainsi, la tension de fond des êtres humains vers les petites unités est bel et bien une constante de l'histoire.
On comprend mieux en retour l'enseignement du Signe sur le sujet, évoqué par les "nations", les "assemblées", les "conseils", etc. visant à l'établissement de conditions favorables à l'éclosion de la pénitence qui réconcilie l'homme avec la Vie. On perçoit mieux aussi l'enjeu de la question pour la mission civilisatrice qui est celle des pèlerins d'Arès.Ces derniers l'eurent-ils compris seuls, sans que le premier porteur du Message ne le mette en avant dans des entrées cruciales de son blog, ou à d'autres occasions ? Vraisemblablement pas.
Indication supplémentaire que l'enseignement de Mikal est bel et bien inséparable des Messages de 1974 et 1977 et à eux trois forment le Signe. Ce travail ne serait donc rien sans l'initiative du frère Michel.
Sans cette porte ouverte, les pèlerins d'Arès auraient peiné dans leur avancée au point peut-être de rater une marche capitale. Une faille (XXXVI/6) s'est entrouverte, avançons-y l'épaule et faisons-en sorte qu'elle ne se referme pas.
Confraternité d'Économie : du principe à la pratique du quotidien
Suite aux riches échanges de l'Agora sur les confraternités d'économie et en prolongation du texte une question revient naturellement sur le terrain : « S'il n'y a pas de structure juridique, ni d'association, ni de hiérarchie... comment fait-on concrètement au quotidien quand il faut prendre des décisions pratiques ou gérer un projet ensemble sans que ça parte dans tous les sens ? »Un préalable fondamental : la structure d'âmesAvant toute organisation pratique, il existe un socle indispensable. Une confraternité d'économie ne peut fonctionner si elle n'est pas d'abord une confraternité spirituelle de pénitents. Il s'agit d'un rassemblement de personnes qui ont pris la volonté et l'engagement de devenir des hommes et des femmes d'amour, d'aller vers les autres pour les écouter, de pratiquer le pardon et la paix, et de réfléchir avec un cœur libre de préjugés. C'est cette exigence intérieure qui permet à tout le reste de découler naturellement, ce qui implique nécessairement un véritable passage de déculturation face aux réflexes de domination et de concurrence du monde moderne. Comment s'organise-t-on au jour le jour ?Dans ce cadre, pas de votes à bulletins secrets, de rapports de force ou de votes majoritaires qui créent des gagnants et des perdants. Les décisions s'appuient sur la discussion ouverte jusqu'à ce qu'un accord émerge naturellement par consensus, porté par la recherche commune du bien. Pour se répartir les tâches et mener des actions, le groupe s'appuie entièrement sur l'économie du don et le volontariat : chacun propose ce qu'il peut offrir selon ses compétences, son temps ou ses outils. Exemple : Si un groupe local souhaite préparer un espace de rencontre ou soutenir une initiative, l'un proposera spontanément de gérer la logistique matérielle, un autre d'animer les échanges, et un troisième de rédiger les comptes rendus, sans qu'aucun chef de projet permanent ni règlement rigide ne soit nécessaire. Le lien repose uniquement sur la confiance mutuelle, la responsabilité individuelle et la pénitence partagée. Et quand l'action dépasse le cercle local ?Lorsqu'un projet ou un besoin d'envergure dépasse le cadre d'un petit groupe, les confraternité de frères en régions se concertent et mettent en commun leurs moyens pour rendre l'action possible. Cette mutualisation se fait toujours dans un strict respect : elle ne se substitue jamais à l'autonomie et à la souveraineté locale de chaque assemblée ou unité.Ainsi, loin d'être une utopie désordonnée, la confraternité d'économie démontre qu'une vie collective harmonieuse est possible dès lors qu'elle s'enracine dans la liberté intérieure et la fraternité vécue.
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Tu aimeras ton ennemi
Texte initialement publié sur ma page FaceBook
facebook.com/thierry.morales.5…
Il n’existe pas de guerre sainte*.
Comment une guerre pourrait-elle être sainte ?
Toute guerre est affreuse, injuste, blasphématoire.
Pas davantage qu’il n'existe une guerre Sainte, il n’existe une guerre juste. Toute guerre nous entraîne en-deçà de la justice. Tout ce que l’on peut faire lorsqu’on est contraint à la guerre, c’est de descendre le moins bas possible.
Il n’existe pas de guerre juste, mais il existe une guerre légitime, celle qui est menée dans le cadre d’une légitime défense.
Se défendre lorsque l’on est agressé et spolié est en effet légitime. Alors on peut entrer en guerre sous la contrainte, lorsque tous les recours ont été épuisés sans succès.
Mais même dans ce cas, on entre en guerre à ses risques et périls spirituels, parce que la guerre peut nous entraîner malgré nous dans des bassesses qui déchirent l’âme et piétine le cœur.
Se défendre est légitime. Haïr l’ennemi peut-être compréhensible, cela n’en devient pas juste pour autant.
Jésus a dit « tu aimeras ton ennemi ». L’amour inconditionnel encouragé par Jésus n’est pas un amour sentimental. Il n'est pas amour d'instinct, de tendresse ou d'attirance, comme l'affection entre époux ou amis. C'est un amour de conscience et de sagesse, - un amour devoir pour celui qui connait Sa Source et se refuse à la souiller -, un amour d'immense portée civilisatrice.
L'amour du prochain n'est pas sélectif. Comme le soleil il éclaire sans distinction les bons et les mauvais. Amis et ennemis y ont droit pareillement.
Jésus, ni aucun prophète nous demande d’aimer sentimentalement celui qui nous fait souffrir, nous agresse ou nous spolie.
Par contre, il nous est demandé de ne jamais oublier que notre ennemi est aussi notre frère en humanité. Et sous cet angle, un autre nous-même, un visage de l'homme unique.
Nous pouvons nous défendre dans l’amour de celui que nous combattons. Justement parce que cela ne concerne pas les affects, les attirances et les répulsions.
Aimer son ennemi, cela n’est pas le considérer naïvement comme un ami.
Aimer son ennemi c’est ne jamais l’avilir ou le dégrader, ne jamais le déshumaniser. La déshumanisation de l’ennemi est la justification de toute barbarie.
L’ennemi, même dangereux et devant être maîtrisé avec fermeté, peut-être avec violence, et même violence ultime, ne cesse pas pour autant d’être une personne de la même espèce que la mienne.
Si j’oublie cela, si je bestialise mon ennemi, si je le chosifie pour ne pas avoir à rendre de compte à ma conscience, lorsque je l’élimine .... Alors je sombre. Et mon combat défensif, légitime au départ, perd même sa légitimité.
Aimer son ennemi, c’est garder à l’esprit qu’un homme comme moi peut devenir, peut-être, un jour, meilleur, un allié, un ami, un frère. J’éviterais en le repoussant, en le combattant, en le neutralisant… toute souffrance inutile, toute cruauté gratuite et toute humiliation indigne de lui comme de moi. Tout ce qui le dégrade me dégrade.
Si j'oublie cela, je ne suis plus qu'un barbare. Et peu importe mes alibis théologiques, idéologiques, philosophiques. Toutes ces idées seront emportée par l’haleine puante de mes discours vides...
Ainsi. Je refuserais de me venger pour ne pas engrosser de conflits futurs. Je rechercherais la paix avant tout et autant que possible. Et la justice sans laquelle la paix est rarement durable.
Alors me direz vous, tout cela est bien théorique et idéal !
Mais que feriez vous une fois précipité dans le concret d’une agression violente, d’une menace existentielle, d’une injustice insupportable. Les mots sont faciles. La réalité moins confortable.
Que ferais-je ? je n’en sais rien.
Qui peut affirmer qu’il ne sera jamais une bête parmi les bêtes ? Qu’il ne sera jamais emporté par sa blessure ou sa peur comme par l’ouragan qui ruine tout sur son passage?
Pas de leçon. Pas de sermon. Juste une ouverture au possible, au dépassement, au transcendant.
Pas d’affirmation péremptoire, juste une espérance tremblante et humble.
Mais ce que je sais, c’est que c’est en m’entraînant chaque jour à cette quête d’altitude, de noblesse, de sagesse… à travers chaque contrariété, chaque iniquité, chaque offense… que je serais peut-être mûr, le moment venu de l’implacable confrontation avec mon ennemi - et donc avec moi-même -, pour la belle noblesse.
Et si j’échoue?
Je ne m’inventerais pas d’alibi ou de justification. Je dirais simplement que j’ai échoué, que je n’ai pas su ou pas pu trouvé d’autres chemins, plus élevés et plus droits.
Et j’implorerais la miséricorde .
Jamais je n’aurais l’insolence d’affirmer que Dieu est nécessairement de mon côté et me couvre pour mes erreurs, mes fautes. Peut-être mes abjections. Et cela uniquement parce que je me réclame de Son Nom, de Sa Religion, de Son Peuple.
Je ferais pour le mieux sans jamais être certain que j'ai servi le Vrai et non une grimaçante idole, dans la folie de mes passions et de mes certitudes.
Si un jour malheureux, acculé à l'extrême limite impensable, je suis conduis au détour d'un cauchemar, à tuer un homme - Dieu m'en garde ! - pour protéger plus faible que moi ou la justice du juste ou la Parole du Vivant menacée d'anéantissement... je le ferais en pleurant. Conscient de ma laideur. Et sans jamais revendiquer le titre usurpateur de héros. T
* La formulation « guerre sainte » n’existe nulle part dans la Révélation prophétique authentique, ni dans la Bible, ni dans le Coran, ni nulle part. Il s’agit d’une invention de théologiens et de politiciens associés, remontant à l'Antiquité tardive et au Haut Moyen-Âge, ou apparaît également la notion de « guerre juste ». Tout cela ne sera formalisé qu’au VIIe-VIIIe siècle, à travers la confrontation de la Croisade et du Jihad, chacun cherchant à se justifier, religieusement et juridiquement, vis à vis de l’autre.
Texte librement inspiré de l'enseignement de Michel Potay, témoin du Signe - ou de la Révélation d'Arès. Article "Guerre" Le Pèlerin d'Arès 1990. © Éditions Adira
#VieSpirituelle #Mensonge #Vrai #Vérité #LibertéIntérieure #ChangerLeMonde #LeSigne
Thierry Exode
Il n’existe pas de guerre sainte*. Comment une guerre pourrait-elle être sainte ? Toute guerre est affreuse, injuste, blasphématoire. Pas davantage qu’il n'existe une guerre Sainte, il n’existe une...Facebook
Amour
L’amour du prochain, selon le Signe ou la Révélation d’Arès, ne relève pas du sentiment. C’est une décision souveraine et volontaire qui dépasse les affinités naturelles. Cet amour n’est ni subi, ni sélectif : c’est un choix qui s’applique à tous.
Loin d’être une faiblesse, c’est une détermination consciente qui permet d’activer la « Vie » — le Créateur, Dieu, Allah, l’Éternel, El Shaddaï, le Père de l’Univers — présente en nous par filiation. C’est Lui qui, par le Signe manifesté à Arès, nous donne un pilier concret pour agir. Il nous rappelle une vérité que la religion a occultée ; même si cette dernière est parfaitement respectable, elle repose souvent sur l’imploration d’une puissance extérieure. Or, le Signe nous enseigne que cette force n’est pas une puissance que l’on supplie, mais une réalité déjà là qui n’agit pas sans nous. Elle demeure une ressource en attente qui ne s’active qu’au bout de l’effort continu et opiniâtre de bonté. Pour changer le monde, il ne suffit pas de prier ; il faut devenir, par nos actes, le conducteur de cette Force et inviter d’autres à faire de même.
Cette transformation s’appelle « pénitence ». Ce mot exclut ici tout dolorisme : ce n’est ni remords, ni autopunition, mais un combat dynamique et joyeux contre le mal en soi pour y substituer le bien. C’est un travail spirituel qui libère des conditionnements. L’homme qui aime est un pénitent qui cesse de participer au pécher général. Le pardon — pilier fondamental de cette pénitence — est une sagesse qui rejette l’aversion et la rancune. Refuser de réduire l’offenseur à son acte est un acte de Vie pur qui brise le déterminisme du passé. Ce pardon est existentiel : il est l’engagement actif du pénitent qui, conscient, refuse que la misère d’une société de mal et de divisions n’ait le dernier mot. En pardonnant, il active en lui une force enfouie et transforme la trame même de l’Univers en activant la Puissance qui accompagne nos efforts de bonté.
Enfin, nos actes possèdent une « communicabilité » réelle : chaque pensée et chaque geste d’amour portent une charge métaphysique. Le Signe dit en substance : « Ce n’est pas ce que tu crois qui te sauve et sauvera l’humanité, mais l’amour que tu donnes. »
Le concept d’amour étant confus de nos jours, le Signe ou la Révélation d’Arès le replace sous l’angle de la sagesse et du devoir. Il faut embrasser même l’homme qui dégoûte ou fait peur. En se manifestant à Arès, le Créateur ne fonde pas une nouvelle doctrine : il nous demande de devenir nous-mêmes les signes vivants qu’une humanité heureuse est possible. C’est dans cet engagement total, cette pratique active de l’amour, que réside la véritable clé du salut, tant individuel que collectif, au prix duquel le monde retrouvera le bonheur, où le bien aura définitivement pris sa place et battu le pécher.
Les pénitents peuvent être de toutes origines, de toutes cultures, de toutes époques et de toutes croyances. Ce qui les unit n’est pas une identité extérieure, mais une pratique commune: aimer, pardonner, faire la paix, réfléchir avec l’intelligence du cœur et se libérer de tous préjugés.
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Le Mensonge : ce qui nous éloigne du Vrai
Dans un [précédent article](social.le-fil.net/display/31c9…), nous avons distingué le Vrai — accessible, mais toujours partiel — de la Vérité, encore hors de portée de l'homme. Chercher le Vrai est un chemin, un corridor, qui exige un effort constant : regarder les faits sans laisser nos préférences décider à notre place.
Mais qu'est-ce qui nous détourne de ce chemin ? Le mensonge.
## Deux visages du mensonge
Il y a d'abord le mensonge que l'on dit aux autres : déformer un fait, cacher une information, faire croire ce qui n'est pas. Il abîme la confiance et isole, là où le Vrai rapproche.
Il y a aussi, plus discret et plus dangereux, le mensonge que l'on se dit à soi-même. Se persuader qu'on a raison pour éviter de se remettre en question. Fermer les yeux sur une évidence gênante. Le Signe va jusqu'à dire qu'il n'est pas de mensonge plus pernicieux que celui-là, parce qu'il se confond avec notre propre voix.
Le mensonge n'est pas nécessairement le pire des péchés, mais il est aujourd'hui le plus préoccupant : on peut mentir chaque jour presque sans effort et sans être détecté, alors qu'on ne peut pas voler ou être cruel indéfiniment sans que cela se voie. C'est aussi la source d'un nombre considérable de malheurs, des petites tromperies quotidiennes jusqu'aux idéologies qui ont mené aux pires guerres.
Il faut distinguer l'erreur, involontaire, du mensonge, qui suppose la lucidité — une tromperie voulue, en pleine conscience.
Une prison intérieure
Le mensonge fonctionne comme une prison : une fois accepté, il faut le défendre, l'entretenir, le protéger de la lumière. Chaque mensonge en appelle un autre, et la liberté se rétrécit. Chercher le Vrai, à l'inverse, libère, même quand la vérité découverte dérange.
Sur le plan individuel, le mensonge prend souvent la forme d'un rôle qu'on endosse — un « faux-nez » ajusté à chaque situation — jusqu'à parfois perdre le contact avec son propre visage. Sur le plan collectif, il devient une culture de la façade : publicité, communication politique, usages professionnels organisés autour de l'apparence. Cette culture use la confiance ; elle produit moins des menteurs que des sceptiques fatigués, repliés sur leur méfiance. Les médias modernes n'ont pas créé ce penchant, mais ils lui donnent une portée et une vitesse inédites.
Que faire, alors ?
Le silence reste la seule alternative véritablement sûre au mensonge — sans être pour autant un devoir de tout dire à qui que ce soit. L'inexactitude, elle, est une alternative acceptable : aucune parole humaine n'épuise jamais entièrement le réel, et cette imperfection n'est pas mensonge tant qu'elle n'est pas voulue comme tromperie.
Reste, avant tout, la vigilance envers soi : où est-ce que je me mens à moi-même ? Cette question rejoint ce que nous disions du Vrai — il exige un effort et une humilité que le mensonge, chemin de la facilité, n'exige jamais.
La Vérité, selon le Signe, c'est que le monde doit changer (28/7) — et ce changement commence par soi. Refuser le mensonge, sous toutes ses formes, c'est déjà y participer.
#VieSpirituelle #Mensonge #Vrai #Vérité #LibertéIntérieure #ChangerLeMonde #LeSigne
*Article inspiré par Le Signe et les articles du blog de Michel Potay sur le sujet : [michelpotayblog.net](michelpotayblog.net/)*
Le Vrai et la Vérité
Qu’est-ce qui est vrai ? Et pouvons-nous vraiment connaître la Vérité ?
Nous employons facilement ces deux mots comme s’ils désignaient la même chose. Pourtant, selon le Signe, une distinction importante existe entre le Vrai et la Vérité.
Nous pouvons chercher le Vrai. Nous pouvons vérifier un fait, confronter des témoignages, reconnaître une erreur, remettre en question une certitude. Mais notre connaissance reste celle d’êtres humains, avec nos limites, notre histoire, notre culture, nos préjugés et l’état de nos connaissances.
Le Vrai est accessible à l’homme, mais la Vérité absolue ne l’est pas encore.
Le Vrai est comme un corridor qui mène à la Vérité, actuellement inaccessible à l’homme. Cette distinction change beaucoup de choses.
Elle nous invite d’abord à l’humilité. Celui qui cherche sincèrement le Vrai ne peut pas facilement affirmer : « Moi, je possède la Vérité. » Il sait qu’il peut se tromper. Il écoute, vérifie, réfléchit et reste capable de modifier son jugement.
Mais cela ne signifie pas que tout se vaut ou que le vrai et le faux n’existent plus. Au contraire. Chercher le Vrai demande un effort. Il faut apprendre à regarder les faits sans laisser nos préférences, nos appartenances ou nos préjugés décider à notre place.
Cette recherche rejoint ainsi la liberté intérieure. Être libre, ce n’est pas croire tout ce que l’on veut. C’est pouvoir penser sans être prisonnier de ce qui pense à notre place : nos habitudes, notre milieu, nos peurs, une idéologie, une religion, un pouvoir ou même nos propres certitudes.
Mais le Signe donne surtout au mot Vérité une dimension beaucoup plus vaste :
« La Vérité, c’est que le monde doit changer. » (28/7)
Cette phrase déplace complètement la question. La Vérité n’est plus seulement quelque chose que nous devrions connaître ou proclamer. Elle devient quelque chose à accomplir.
Changer le monde en bien commence alors par se changer soi-même. Des hommes et des femmes ordinaires peuvent y contribuer en devenant meilleurs et en faisant le Bien.
Nous ne possédons donc peut-être pas la Vérité.
Mais nous pouvons chercher le Vrai, devenir plus libres intérieurement et, surtout, commencer à construire ce monde changé auquel la Vérité nous appelle.
Et cette recherche du Vrai pose inévitablement une autre question : qu’est-ce qui nous en éloigne ? Ce sera le sujet d’un prochain article : le mensonge.
#VieSpirituelle #ChangementDeMonde #ÉcologieHumaine #FoiLibre #InternetLibre #MondeEnTransition #Spiritualité #Transformation
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Thierry débutant sur le fil
Comme nous sommes tous sur le fil de l'existence
Dernier pèlerinage
Cela faisait plus de dix ans que je n’étais retourné au Pèlerinage d’Arès. J’ignorais que ce serait le dernier Pèlerinage du prophète Mikal*.
Sur mon Instagram, j’ai laissé un petit « Réel » de ma visite rapide à Arès le 21 juin 2024 pour l’ouverture du Pèlerinage.
Rien n’avait changé après toutes ces années. Sur une musique de Handel, la Passacaille que je jouais en 1990 la première fois que je vins ici, je filmais une maison et sa grille de fer forgé appelée « The Rest », puis j’allais du côté du bassin de Saint-Brice et je marchais le long du bassin d’Arcachon qui fait un triangle. Je rencontrais un chien perdu et des algues sous mes pieds.
Quelques pins et une jetée dans la solitude totale. La statue du général de Gaulle de l’autre côté de la plage avec ses drapeaux, avant de passer devant la maison de la Révélation, rue de la Liberté. (…)
Je vis le prophète Mikal pour la dernière fois à Arès durant la prière dans la « Maison de la Sainte Parole ».
Mikal était assis à sa place habituelle, celle où il reçut les Théophanies en 1977. Il avait une canne posée à côté de lui. Je passais devant lui pour m’agenouiller devant l’arc en bois à l’emplacement exact où était apparu et avait parlé le « Bâton de lumière ». Puis j’allais prier avec mes trois livres dans un coin de la grande salle aménagée de tapis et de coussins carrés.
Au bout de trente minutes ou plus, il se leva pour saluer le lieu du « Bâton de lumière » et se retourna vers nous une dernière fois pour nous saluer. J’avais les yeux baissés sur le Coran que j’étais en train de psalmodier lorsque j’ai senti sur mon visage un souffle spirituel, comme une caresse de son regard sur nous avant le grand départ pour l’au-delà. Mikal est parti dans les étoiles le 9 mars 2025.
L’année suivante, je suis retourné au Pèlerinage de juin. J’ai pris le train à Montparnasse jusqu’à Bordeaux Saint-Jean. Puis un car pour Andernos-Arès-Lège-Cap-Ferret où j’ai reçu un appel de Christophe E. qui m’a annoncé que les podcasts que nous avions enregistrés il y avait plus d’un an allaient bientôt figurer dans le nouveau blog de frère Michel (michelpotayblog.net). Je pensais que le projet était tombé à l’eau, mais je fus heureux d’apprendre que Nina, la fille du prophète, avait finalement validé le projet que nous avions réalisé en studio quelque temps plus tôt.
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Mikal * : Michel Potay, témoin des événements surnaturels d’Arès en Gironde de 1974 et 1977 retranscrits dans *La Révélation d’Arès* ou *Le Signe*. Nous parlons bien de l’homme qui a vu et écouté physiquement Jésus ressuscité 40 fois en 1974. Cette information à elle seule pulvérise toutes les religions et légendes (Trinité, Salut par la Croix rédemptrice, réincarnation, etc.) qui ont suivi sa venue sur terre, sauf l’islam qui s’adressait à un peuple non encore converti à la foi abrahamique.
Confraternité d'économie
Dans un monde où les grandes institutions — religieuses, politiques, économiques — peinent à répondre aux aspirations profondes des individus, certains cherchent des formes d'organisation plus simples, plus humaines. Les confraternités d'économie sont l'une de ces formes.
Qu'est-ce qu'une confraternité d'économie ?
Le terme peut surprendre. Il ne s'agit ni d'une banque, ni d'une coopérative, ni d'une association au sens juridique. Une confraternité d'économie est un petit groupe de personnes — entre cinq et vingt — qui se rassemblent librement autour d'un objectif commun : agir ensemble pour le bien, dans leur quotidien.
Le mot "économie" y est utilisé dans son sens originel, grec : oikonomia, l'art de bien gérer une communauté humaine. Pas de logique marchande ou financière, donc.
Comment ça fonctionne ?
Ces groupes reposent sur quelques principes simples. Pas de président, pas de hiérarchie, pas de statuts figés. Chaque confraternité décide elle-même de son rythme, de ses actions, de ses moyens. Les membres mutualisent ce qu'ils peuvent offrir : du temps, des compétences, un lieu, des outils. Ce que l'on appelle l'économie du don — gratuité, partage, contribution volontaire — remplace la logique du salariat ou du contrat.
Ces groupes peuvent se relier entre eux, s'entraider, échanger, sans pour autant dépendre d'un centre ou d'une autorité commune.
D'où vient cette idée ?
Ce modèle est développé par Michel Potay, fondateur du mouvement des Pèlerins d'Arès, à partir du Signe ou La Révélation d'Arès, un texte qu'il reçoit dans les années 1970 de façon surnaturelle et qui est profondément spirituel. Il l'exprime ainsi : "Une confraternité d'économie n'est pas une association, ce n'est pas une structure juridique. C'est une structure d'âmes."
Quel est le rôle des Pèlerins d'Arès ?
En développant ce concept, Michel Potay précise lui-même qu'il "déborde le cadre de sa mission prophétique" pour penser "au fait humain à son plus haut et plus noble niveau". Il ajoute que "même ceux qui ne croient pas en lui sont ses frères" et que "qu'importe que ce fait humain soit lié ou non à la religion."
Les Pèlerins d'Arès sont appelés à être l'amorce de cette vision — non pas à la réaliser immédiatement, Michel Potay précisant lui-même que quatre générations n'y suffiront peut-être pas — mais à en porter le témoignage et à montrer qu'une autre voie est possible. Ils appellent à cet élan tous les hommes et femmes de bonne volonté.
Quel est l'objectif à plus long terme ?
Michel Potay envisage une transformation progressive de la société : passer de grandes structures centralisées à de petites unités autogérées, reliées entre elles librement. Ces unités seraient gouvernées non par des élus permanents, mais par des coordinateurs révocables et des décisions collectives.
Ces confraternités ne sont pas repliées sur elles-mêmes. Elles ont vocation à rayonner autour d'elles par l'exemple, le service et l'échange, à la manière de "petits foyers du Bien" qui, multipliés, pourraient transformer le tissu social.
En résumé
Les confraternités d'économie ne sont pas une utopie réservée à quelques croyants. Partout dans le monde, des initiatives comparables naissent — coopératives, écovillages, monnaies locales, habitats participatifs — portées par des personnes qui ne partagent pas nécessairement la même foi, mais le même désir : vivre autrement, à taille humaine, dans la dignité et la fraternité. Ce témoignage-là, les Pèlerins d'Arès entendent ne pas y manquer.

réflexion sur les PUSC (petites unités souveraines confédérées)
réflexion sur les PUSC (petites unités souveraines confédérées) - I
Ce billet est le premier d'une série de contributions sur le Fil pour développer le sujet des petites unités souveraines confédérées, telles que présentées par Michel Potay dans les années 2010 et suivantes.
Cette initiative est marseillaise, soutenue par les ouvriers de la Moisson en Provence. Elle relaie celle de nos frères lorientais et bretons, et d'ailleurs (voir par exemple l'article dans le Fil : social.le-fil.net/display/e7ba…).
Initialement, il s'agissait de constituer un fond documentaire (en gros, ce que l'on nomme une bibliographie raisonnée), qui réponde en partie au souhait du frère Michel de ne cesser de penser à la recomposition des grandes masses en petites unités humaines (réponse à un commentaire de son blog en janvier 2022).
Une soixantaine d'ouvrages plus tard, cette question des petites unités dans la littérature historique, politique, sociale, etc. ou dans les préoccupations générales de divers penseurs, écrivains, observateurs, etc. fait un peu penser à une promenade dans un paysage si familier qu'on croit découvrir des choses qui ont en réalité toujours été là.
Car que ce soit chez les grands noms, de Fernand Braudel à Jules Isaac en passant par le courant des nouveaux historiens, on trouve régulièrement des mentions de petites unités, que ce soit une cité-état, une île indépendante ou autonome (et souvent oubliée), une mini-république, une confédération en Europe, sans parler des structures sociales dans les sociétés hors d'Europe.
Pourtant, on sent que dans pratiquement tous ces ouvrages, les auteurs semblent considérer que la tendance naturelle de l'humanité est de constituer des grands ensembles, des grandes masses, du principe de validité desquelles il n'est pas débattu, si ce n'est pour la forme et l'organisation qu'elles doivent prendre.
Peu d'entre ces auteurs se sont penchés sur le rapport entre grandes masses humaines et calamités historiques diverses, moins encore sur les répercussions chez l'individu, vraisemblablement parce que pratiquement aucun n'envisage l'homme sous sa dimension spirituelle première.
Bien évidemment, il existe l'exception de tous les auteurs qui se sont interrogés à l'inverse et de façon positive sur la nécessité et la viabilité de petites unités, de Leopold Kohr à Murray Bookshin, et de leurs dérivés, comme dans le monde de l'entreprise avec Ernst Friedrich Schumacher.
Ainsi, la tension de fond des êtres humains vers les petites unités est bel et bien une constante de l'histoire.
On comprend mieux en retour l'enseignement du Signe sur le sujet, évoqué par les "nations", les "assemblées", les "conseils", etc. visant à l'établissement de conditions favorables à l'éclosion de la pénitence qui réconcilie l'homme avec la Vie. On perçoit mieux aussi l'enjeu de la question pour la mission civilisatrice qui est celle des pèlerins d'Arès.
Ces derniers l'eurent-ils compris seuls, sans que le premier porteur du Message ne le mette en avant dans des entrées cruciales de son blog, ou à d'autres occasions ? Vraisemblablement pas.
Indication supplémentaire que l'enseignement de Mikal est bel et bien inséparable des Messages de 1974 et 1977 et à eux trois forment le Signe. Ce travail ne serait donc rien sans l'initiative du frère Michel.
Sans cette porte ouverte, les pèlerins d'Arès auraient peiné dans leur avancée au point peut-être de rater une marche capitale. Une faille (XXXVI/6) s'est entrouverte, avançons-y l'épaule et faisons-en sorte qu'elle ne se referme pas.
en réponse à Arnaud • mardi 4 août 2026, 09:58 • •
Franchement, ces grands ensembles réduisent l'individu à un simple rouage anonyme et coupé de son milieu immédiat, l'être s'étiole. On nous a fait croire que la centralisation est une fatalité, alors que c'est une construction artificielle.
Transformer la France en une Confédération de petites unités confédérées et souveraines, c'est abandonner l'illusion de ces grands ensembles. C'est le projet porté par un groupe de pèlerins d'Arès. Les grandes nations uniformisantes génèrent des guerres, de l'anomie, une perte de sens et étouffent la liberté. Sur le plan psychologique, vivre dans ces masses gigantesques engendre un profond sentiment d'insignifiance, d'impuissance face à des décisions lointaines et nourrit l'anxiété collective.
C'est pareil spirituellement : ces mastodontes imposent un matérialisme ou une spiritualité de masse qui étouffe la quête intérieure. Une vraie démarche spirituelle exige de l'intériorité et des assemblées vivantes où chaque voix compte, loin de la foule anesthésiante.
Le projet PUCS propose de fractionner le pays pour engager une société humaine en régions autonomes autogérées, unies par la coopération et la solidarité, sans hiérarchie abusive. C'est le moyen de réconcilier l'individu avec sa liberté, de restaurer une véritable démocratie de proximité avec un ancrage relationnel direct, et de libérer une vie spirituelle fondée sur l'amour, la paix, la reconnaissance mutuelle, l'utilité sociale par l'action locale et la responsabilité partagée.