Des Petites Unités Confédérées et Souveraines


Des Petites Unités Confédérées et Souveraines
Le but de la vie sur terre est le bonheur, sur cela tout le monde s’accorde. Pour améliorer leur sort, les humains ont développé, les sciences, les techniques, la médecine, l’art, la philosophie, la spiritualité, etc. Mais les grandes nations ou grandes puissances comme on les appelle aujourd'hui, dans lesquelles les humains vivent en masse, sont-elles adaptées pour répondre aux besoins de l'humanité ?

A regarder le monde aujourd’hui on peut légitimement en douter. C’est pourquoi nous proposons de réduire la taille des nations, afin que les humains puissent s’y épanouir ; en commençant déjà par la France puisque c’est dans ce pays que nous vivons.

Fractionner la France en de petites régions souveraines, autogérées et unies dans une confédération française en s’inspirant notamment de l’exemple de la Suisse
Fractionner la France en de petites régions souveraines, ce ne serait pas démembrer la France mais permettre à chacune de ces « micro-nations » souveraines de gérer leur vie locale spécifique et ainsi redonner un sens au mot démocratie qui on le voit bien, est impossible à instaurer dans une grande nation.
La confédération – libre et volontaire – de ces petits états souverains permettrait de réaliser des projets communs plus coûteux comme par exemple, des autoroutes, des hôpitaux, des grandes écoles, etc., qu’un petit état à lui seul ne pourrait assumer.

Ce projet de Petites Unités Confédérées et Souveraines (PUCS) rencontre un intérêt chez certaines personnes mais nécessite des explications. Par exemple il est souvent utile de préciser que l’idée n’est pas de créer de nouvelles frontières, ni un retour au féodalisme, mais de redonner aux citoyens la gestion de leur vie sociale et économique et ne plus les soumettre à une politique de masse souvent inadaptée aux réalités locales et réduisant de plus en plus leur liberté.

Ce projet est-il faisable en France nous demandent certains ?
Nous pouvons leur faire observer que nos voisins suisses offrent un exemple inspirant de nation moderne qui fonctionne très bien en confédération de cantons souverains.
Nous sommes conscients que nous n’allons pas pouvoir réaliser ce projet du jour au lendemain. Ici nous en jetons les bases et invitons chacun à y contribuer par sa réflexion.

La Suisse n’est pas un modèle abouti et indépassable de petites unités confédérées, dont il suffirait d’imiter la constitution. La vie cantonale suisse n’incarne pas l’idéal de Bien et de bonheur visé par les PUCS. Notamment, les cantonaux suisses subissent le système politicien et légaliste, même si c’est à un degré moindre que la plupart des autres pays de la planète. Pour autant, et malgré ses limites, la Confédération suisse nous indique une perspective transitoire réaliste vers des petites unités sociales diversifiées et librement associées.

Les cantons suisses, sont nés du refus de soumission à un pouvoir centralisateur imposant une loi unique et de la volonté de vivre en petites sociétés humaines décidant chacune de son mode de vie. Ils sont divers, tant par leur taille (certains des 26 cantons sont très petits comme Uri) que par leur culture ou leur droit local. Le mode de fonctionnement de la Suisse démontre qu’une mosaïque de petits états peut conjuguer solidarité et souveraineté avec un certain équilibre.

Au-delà des modalités pratiques historiquement choisies par les Suisses pour faire fonctionner leur confédération, modalités toujours questionnables et évolutives, nous considérons que l’esprit de liberté et d’indépendance des Suisses rejoint l’esprit et la dynamique des PUCS . C’est pourquoi l’exemple de cette confédération voisine de la France a particulièrement retenu notre attention.

« Tout le bonheur des hommes est dans de petites vallées.
Bien petites, il faut que d'un bord à l'autre on puisse s'appeler. » (Jean Giono)

pucs.fr/

#ChangementSociétal #ChangementDeMonde #ÉcologieHumaine #FoiLibre #InternetLibre #MondeEnTransition #Spiritualité #Transformation

en réponse à Philippe d'Aquitaine

réflexion sur les PUSC (petites unités souveraines confédérées) - I

Ce billet est le premier d'une série de contributions sur le Fil pour développer le sujet des petites unités souveraines confédérées, telles que présentées par Michel Potay dans les années 2010 et suivantes.
Cette initiative est marseillaise, soutenue par les ouvriers de la Moisson en Provence. Elle relaie celle de nos frères lorientais et bretons, et d'ailleurs (voir par exemple l'article dans le Fil : social.le-fil.net/display/e7ba…).
Initialement, il s'agissait de constituer un fond documentaire (en gros, ce que l'on nomme une bibliographie raisonnée), qui réponde en partie au souhait du frère Michel de ne cesser de penser à la recomposition des grandes masses en petites unités humaines (réponse à un commentaire de son blog en janvier 2022).
Une soixantaine d'ouvrages plus tard, cette question des petites unités dans la littérature historique, politique, sociale, etc. ou dans les préoccupations générales de divers penseurs, écrivains, observateurs, etc. fait un peu penser à une promenade dans un paysage si familier qu'on croit découvrir des choses qui ont en réalité toujours été là.
Car que ce soit chez les grands noms, de Fernand Braudel à Jules Isaac en passant par le courant des nouveaux historiens, on trouve régulièrement des mentions de petites unités, que ce soit une cité-état, une île indépendante ou autonome (et souvent oubliée), une mini-république, une confédération en Europe, sans parler des structures sociales dans les sociétés hors d'Europe.
Pourtant, on sent que dans pratiquement tous ces ouvrages, les auteurs semblent considérer que la tendance naturelle de l'humanité est de constituer des grands ensembles, des grandes masses, du principe de validité desquelles il n'est pas débattu, si ce n'est pour la forme et l'organisation qu'elles doivent prendre.
Peu d'entre ces auteurs se sont penchés sur le rapport entre grandes masses humaines et calamités historiques diverses, moins encore sur les répercussions chez l'individu, vraisemblablement parce que pratiquement aucun n'envisage l'homme sous sa dimension spirituelle première.
Bien évidemment, il existe l'exception de tous les auteurs qui se sont interrogés à l'inverse et de façon positive sur la nécessité et la viabilité de petites unités, de Leopold Kohr à Murray Bookshin, et de leurs dérivés, comme dans le monde de l'entreprise avec Ernst Friedrich Schumacher.
Ainsi, la tension de fond des êtres humains vers les petites unités est bel et bien une constante de l'histoire.
On comprend mieux en retour l'enseignement du Signe sur le sujet, évoqué par les "nations", les "assemblées", les "conseils", etc. visant à l'établissement de conditions favorables à l'éclosion de la pénitence qui réconcilie l'homme avec la Vie. On perçoit mieux aussi l'enjeu de la question pour la mission civilisatrice qui est celle des pèlerins d'Arès.
Ces derniers l'eurent-ils compris seuls, sans que le premier porteur du Message ne le mette en avant dans des entrées cruciales de son blog, ou à d'autres occasions ? Vraisemblablement pas.
Indication supplémentaire que l'enseignement de Mikal est bel et bien inséparable des Messages de 1974 et 1977 et à eux trois forment le Signe. Ce travail ne serait donc rien sans l'initiative du frère Michel.
Sans cette porte ouverte, les pèlerins d'Arès auraient peiné dans leur avancée au point peut-être de rater une marche capitale. Une faille (XXXVI/6) s'est entrouverte, avançons-y l'épaule et faisons-en sorte qu'elle ne se referme pas.

en réponse à Philippe d'Aquitaine

Philippe d'Aquitaine
en réponse à Arnaud • mardi 4 août 2026, 09:58 • •
Franchement, ces grands ensembles réduisent l'individu à un simple rouage anonyme et coupé de son milieu immédiat, l'être s'étiole. On nous a fait croire que la centralisation est une fatalité, alors que c'est une construction artificielle.
Transformer la France en une Confédération de petites unités confédérées et souveraines, c'est abandonner l'illusion de ces grands ensembles. C'est le projet porté par un groupe de pèlerins d'Arès. Les grandes nations uniformisantes génèrent des guerres, de l'anomie, une perte de sens et étouffent la liberté. Sur le plan psychologique, vivre dans ces masses gigantesques engendre un profond sentiment d'insignifiance, d'impuissance face à des décisions lointaines et nourrit l'anxiété collective.
C'est pareil spirituellement : ces mastodontes imposent un matérialisme ou une spiritualité de masse qui étouffe la quête intérieure. Une vraie démarche spirituelle exige de l'intériorité et des assemblées vivantes où chaque voix compte, loin de la foule anesthésiante.
Le projet PUCS propose de fractionner le pays pour engager une société humaine en régions autonomes autogérées, unies par la coopération et la solidarité, sans hiérarchie abusive. C'est le moyen de réconcilier l'individu avec sa liberté, de restaurer une véritable démocratie de proximité avec un ancrage relationnel direct, et de libérer une vie spirituelle fondée sur l'amour, la paix, la reconnaissance mutuelle, l'utilité sociale par l'action locale et la responsabilité partagée.