Réflexion sur les PUCS (petites unités souveraines confédérées) - I
Ce billet est le premier d'une série de contributions sur le Fil pour développer le sujet des petites unités souveraines confédérées, telles que présentées par Michel Potay dans les années 2010 et suivantes.
Cette initiative est marseillaise, soutenue par les ouvriers de la Moisson en Provence.
Initialement, il s'agissait de constituer un fond documentaire (en gros, ce que l'on nomme une bibliographie raisonnée), qui réponde en partie au souhait du frère Michel de ne cesser de penser à la recomposition des grandes masses en petites unités humaines (réponse à un commentaire de son blog en janvier 2022).
Une soixantaine d'ouvrages plus tard, cette question des petites unités dans la littérature historique, politique, sociale, etc. ou dans les préoccupations générales de divers penseurs, écrivains, observateurs, etc. fait un peu penser à une promenade dans un paysage si familier qu'on croit découvrir des choses qui ont en réalité toujours été là.
Car que ce soit chez les grands noms, de Fernand Braudel à Jules Isaac en passant par le courant des nouveaux historiens, on trouve régulièrement des mentions de petites unités, que ce soit une cité-état, une île indépendante ou autonome (et souvent oubliée), une mini-république, une confédération en Europe, sans parler des structures sociales dans les sociétés hors d'Europe.
Pourtant, on sent que dans pratiquement tous ces ouvrages, les auteurs semblent considérer que la tendance naturelle de l'humanité est de constituer des grands ensembles, des grandes masses, du principe de validité desquelles il n'est pas débattu, si ce n'est pour la forme et l'organisation qu'elles doivent prendre.
Peu d'entre ces auteurs se sont penchés sur le rapport entre grandes masses humaines et calamités historiques diverses, moins encore sur les répercussions chez l'individu, vraisemblablement parce que pratiquement aucun n'envisage l'homme sous sa dimension spirituelle première.
Bien évidemment, il existe l'exception de tous les auteurs qui se sont interrogés à l'inverse et de façon positive sur la nécessité et la viabilité de petites unités, de Leopold Kohr à Murray Bookshin, et de leurs dérivés, comme dans le monde de l'entreprise avec Ernst Friedrich Schumacher.
Ainsi, la tension de fond des êtres humains vers les petites unités est bel et bien une constante de l'histoire.
On comprend mieux en retour l'enseignement du Signe sur le sujet, évoqué par les "nations", les "assemblées", les "conseils", etc. visant à l'établissement de conditions favorables à l'éclosion de la pénitence qui réconcilie l'homme avec la Vie. On perçoit mieux aussi l'enjeu de la question pour la mission civilisatrice qui est celle des pèlerins d'Arès.Ces derniers l'eurent-ils compris seuls, sans que le premier porteur du Message ne le mette en avant dans des entrées cruciales de son blog, ou à d'autres occasions ? Vraisemblablement pas.
Indication supplémentaire que l'enseignement de Mikal est bel et bien inséparable des Messages de 1974 et 1977 et à eux trois forment le Signe. Ce travail ne serait donc rien sans l'initiative du frère Michel.
Sans cette porte ouverte, les pèlerins d'Arès auraient peiné dans leur avancée au point peut-être de rater une marche capitale. Une faille (XXXVI/6) s'est entrouverte, avançons-y l'épaule et faisons-en sorte qu'elle ne se referme pas.
Cette entrée a été éditée (mercredi 2 septembre 2026, 15:06)
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