Romain Rolland ou l'apôtre de la paix
Dans le grand continuum de la Vie qui nous projette hors du temps, ou à tout le moins le fait paraître bien relatif, les pèlerins d’Arès se sentent frères de tous les hommes, sans exception. Mais il y a plus : frères de tous les hommes passés, présents et futurs, avec un attachement tout particulier à ceux qui ont cherché à retrouver le Bien, et, summum, s’en sont fait apôtres.
Ces hommes échappent à la religion, à la politique, aux cultures, et plus largement à toutes les constructions mentales (l’échaffaudage et son vaisseau sur le sol sec de la Veillée 18) qui prétendent sublimer l’homme par le simple fait d’y adhérer, et entraînent souvent un orgueil qui affaiblit d’autant l’être.
Romain Rolland (1866 – 1944) est de ceux-là. Ne serait-ce que parce que l’auteur de «Jean-Christophe» est aussi celui de «Au-dessus de la Mêlée», le manifeste pacifiste par excellence écrit entre 1914 et 1915.
Un manifeste n’est jamais que le support d’un apostolat qui ressort du prophétisme de l’humain. Il arrive parfois qu’il rejoigne ou accompagne le prophétisme de la laine (XLII/13) que le Créateur file sans nœuds (XLII/13) pour rappeler l’humanité à son Dessein.
«Au-dessus de la Mêlée» est instructif à au moins deux titres, utile à tout pèlerin d’Arès qui porte la Parole du Père à un monde lui aussi en guerre, même si elle n’est plus en France.
En premier lieu, le porteur de paix, mais bien sûr aussi d’amour, de liberté absolue — celle qui ouvre les portes du retour à l’image et ressemblance —, etc. bref, le pénitent messager doit s’attendre à de l’adversité, et non des moindres.
Le manifeste de Romain Rolland recueillera principalement l’opprobre, non seulement de tous les bellicistes, mais aussi de tous les tièdes, les timides, les faibles, les indifférents, qui finissent par se ranger dans le camp de ceux qui vocifèrent le plus fort et excitent à la haine. Il y aurait beaucoup à dire sur le phénomène, entre autre lié aux nationalismes à l’œuvre à l’époque, mais aussi à la massification et à l’industrialisation de la guerre prise en mains par la politique.
En second lieu, parmi les voix bellicistes, ou celles qui ne s’érigent pas directement contre le conflit, on trouve de nombreux intellectuels, universitaires, écrivains, philosophes, etc. et pas des moins prestigieux, des deux côtés.
Pour qui a bien compris l’un des enseignements fondamentaux du Signe, l’évidence saute aux yeux. L’esprit avec un "e" minuscule (Le Signe — nombreuses références) — on dirait aujourd’hui l’intellect — est impuissant face au déchaînement du mal, tant pour le prévenir que pour le guérir. Il faut une force plus puissante. Il faut une âme (Le Signe — nombreuses références), produit de la pénitence, cette âme que précisément il est si difficile de faire naître dans les grandes masses. Et à l’époque, l’Allemagne nouvellement créée comme la France en sont précisément.
Des âmes, et plus encore la polone (XXXIX/12-13) dans laquelle elles se fondent, peuvent résister aux entreprises de massacres comme aux entreprises qui font insensiblement glisser les individus vers des aberrations sournoises tout aussi dangereuses à terme.
Notamment, les âmes recherchent la mesure (notamment 7/6 et nombreuses autres références) des choses, notamment par l’examen en toute responsabilité des conséquences de ses actes, et donc la possibilité de se prévenir de maux à venir.
On comprend mieux l’urgence de faire naître et de développer des âmes en gestation dans un monde où les risques d’embrasement général comme ceux du siècle passé sont loin d’être écartés.
Romain Rolland, et d’autres avec lui, Stefan Zweig par exemple, avaient compris plus ou moins intuitivement que le façonnage de l’Europe des masses, la ruée décuplée vers le productivisme et l’accumulation allaient ouvrir la voie à un nouvel enrégimentement et ensuite, au laminage des individus. Bref, à une nouvelle phase du marasme spirituel.
Et même s’ils ne le formulaient pas ouvertement (y pensaient-ils en leur for intérieur?), ils laissaient entrevoir que l’humanité ne pourrait s’en sortir sans qu’une puissante Lumière (12/4) ne revienne éclairer ses sentiers (Le Signe — nombreuses références) d’ascension, tant étaient profonds la ténèbre, le désarroi et la confusion dans lesquels était tombée une bonne partie du monde.
Cette Lumière, c’est le Signe, non seulement la Révélation d’Arès, mais aussi la parole de Mikal.
Que les pèlerins continuent d’en porter le Souffle hardiment, et entre autres conséquences heureuses, les os de toutes ces voix bienfaitrices de l’humanité seront consolés (28/15). C’est bien la moindre des choses.
Ces hommes échappent à la religion, à la politique, aux cultures, et plus largement à toutes les constructions mentales (l’échaffaudage et son vaisseau sur le sol sec de la Veillée 18) qui prétendent sublimer l’homme par le simple fait d’y adhérer, et entraînent souvent un orgueil qui affaiblit d’autant l’être.
Romain Rolland (1866 – 1944) est de ceux-là. Ne serait-ce que parce que l’auteur de «Jean-Christophe» est aussi celui de «Au-dessus de la Mêlée», le manifeste pacifiste par excellence écrit entre 1914 et 1915.
Un manifeste n’est jamais que le support d’un apostolat qui ressort du prophétisme de l’humain. Il arrive parfois qu’il rejoigne ou accompagne le prophétisme de la laine (XLII/13) que le Créateur file sans nœuds (XLII/13) pour rappeler l’humanité à son Dessein.
«Au-dessus de la Mêlée» est instructif à au moins deux titres, utile à tout pèlerin d’Arès qui porte la Parole du Père à un monde lui aussi en guerre, même si elle n’est plus en France.
En premier lieu, le porteur de paix, mais bien sûr aussi d’amour, de liberté absolue — celle qui ouvre les portes du retour à l’image et ressemblance —, etc. bref, le pénitent messager doit s’attendre à de l’adversité, et non des moindres.
Le manifeste de Romain Rolland recueillera principalement l’opprobre, non seulement de tous les bellicistes, mais aussi de tous les tièdes, les timides, les faibles, les indifférents, qui finissent par se ranger dans le camp de ceux qui vocifèrent le plus fort et excitent à la haine. Il y aurait beaucoup à dire sur le phénomène, entre autre lié aux nationalismes à l’œuvre à l’époque, mais aussi à la massification et à l’industrialisation de la guerre prise en mains par la politique.
En second lieu, parmi les voix bellicistes, ou celles qui ne s’érigent pas directement contre le conflit, on trouve de nombreux intellectuels, universitaires, écrivains, philosophes, etc. et pas des moins prestigieux, des deux côtés.
Pour qui a bien compris l’un des enseignements fondamentaux du Signe, l’évidence saute aux yeux. L’esprit avec un "e" minuscule (Le Signe — nombreuses références) — on dirait aujourd’hui l’intellect — est impuissant face au déchaînement du mal, tant pour le prévenir que pour le guérir. Il faut une force plus puissante. Il faut une âme (Le Signe — nombreuses références), produit de la pénitence, cette âme que précisément il est si difficile de faire naître dans les grandes masses. Et à l’époque, l’Allemagne nouvellement créée comme la France en sont précisément.
Des âmes, et plus encore la polone (XXXIX/12-13) dans laquelle elles se fondent, peuvent résister aux entreprises de massacres comme aux entreprises qui font insensiblement glisser les individus vers des aberrations sournoises tout aussi dangereuses à terme.
Notamment, les âmes recherchent la mesure (notamment 7/6 et nombreuses autres références) des choses, notamment par l’examen en toute responsabilité des conséquences de ses actes, et donc la possibilité de se prévenir de maux à venir.
On comprend mieux l’urgence de faire naître et de développer des âmes en gestation dans un monde où les risques d’embrasement général comme ceux du siècle passé sont loin d’être écartés.
Romain Rolland, et d’autres avec lui, Stefan Zweig par exemple, avaient compris plus ou moins intuitivement que le façonnage de l’Europe des masses, la ruée décuplée vers le productivisme et l’accumulation allaient ouvrir la voie à un nouvel enrégimentement et ensuite, au laminage des individus. Bref, à une nouvelle phase du marasme spirituel.
Et même s’ils ne le formulaient pas ouvertement (y pensaient-ils en leur for intérieur?), ils laissaient entrevoir que l’humanité ne pourrait s’en sortir sans qu’une puissante Lumière (12/4) ne revienne éclairer ses sentiers (Le Signe — nombreuses références) d’ascension, tant étaient profonds la ténèbre, le désarroi et la confusion dans lesquels était tombée une bonne partie du monde.
Cette Lumière, c’est le Signe, non seulement la Révélation d’Arès, mais aussi la parole de Mikal.
Que les pèlerins continuent d’en porter le Souffle hardiment, et entre autres conséquences heureuses, les os de toutes ces voix bienfaitrices de l’humanité seront consolés (28/15). C’est bien la moindre des choses.
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